Presque 10 après le tsunami, où en est la région de Fukushima ?

Comme vous le savez, la préfecture de Fukushima a grandement souffert. Mais cela ne l’empêche pas d’être une région très riche. Il était important pour nous de montrer que cette belle région revit peu et à peu et propose des lieux très intéressants pour quelqu’un qui aimerait découvrir une autre facette du Japon ainsi que des produits de grande qualité comme les sakés ou le riz.

Il existe trois zones distinctes dans la préfecture : Aizu qui est la partie la plus occidentale qui regorge de sites historiques, de temples ou de lieux construits pendant la période d’Edo et encore très bien conservés. Ensuite, Naka-Dori connu pour le Miharu Takizakura, l’un des trois plus grands cerisiers du Japon pour ses sources thermales comme le Takayu Onsen. Enfin, la région de Hama-Dôri qui donne sur l’océan Pacifique et où se déroule le festival de Soma Nomaoi (500 guerriers en armure et à cheval, c’est très impressionnant). Ces trois régions sont facilement accessibles par le Shinkansen depuis Tokyo ou Nikko.

Que signifie le nom de « Terrogae » ?

C’est un hommage à la France et à son art de vivre. Il s’agit du mélange de deux mots français : « Terroir » et « Mariage ». Deux mots qui sont très importants pour nous. « Terroir » bien sûr car la préfecture possède un art de vivre unique au Japon et des savoirs faire multiples que cela soit dans l’art de concevoir des sakés qui ont été primés de très nombreuses fois de par le monde mais aussi dans ses légumes, ses fruits, ses champignons mais aussi ses viandes. « Mariage » car les produits de cette région se marient très bien ensemble et permettent de découvrir des horizons culinaires nouveaux. Nous avons travaillé avec de nombreux chefs dont Monsieur Harutomo Hagi qui est très connu à Ibaraki pour son restaurant Hagi où il offre à ses clients une cuisine française de très haute qualité réalisée à partir des produits locaux. Il est aussi l’un des seuls chefs japonais à avoir travaillé dans les cuisines de l’Élysée.

Pourquoi est-ce une très bonne région pour le saké ?

7 années de suite, nous avons remporté des prix dans la grande compétition japonaise. La première raison est les importantes chutes de neige et la capacité de conversation de l’eau de la foret d’hêtres qui permet d’obtenir une eau très pure. La seconde raison est l’amélioration constante des techniques de fermentation grâce à l’Académie du saké. La dernière raison est naturellement notre culture et notre sens de l’innovation. Cela permet d’obtenir des sakés de grande qualité. Nous utilisons aussi un riz local, le Tennontsu, car même si le riz Yamada Nishiki est connu comme être le roi des riz pour fabriquer de sakés, ce riz local est parfait pour créer des arômes typiques de notre région. Il existe aussi une distillerie de shochu qui réalise un alcool de patates douces et nous avons même des producteurs de vin qui se sont installés. Je vous conseille de découvrir les sakés de Niida Honke et de Toyokuni Brewery ou les sakés avec beaucoup d’umami de Yamatogawa Sake Brewery et de Sasanokawa Brewery.

Quel est le but du projet ?

L’objectif est double. Premièrement, de faire découvrir notre belle région qui est facilement accessible par train et très rapide depuis Tokyo. Nous espérons naturellement recevoir tous les touristes qui le souhaitent pendant les Jeux Olympiques de Tokyo cet été. Deuxièmement, créer des contacts avec des magasins ou des distributeurs pour exporter notre artisanat.

Retrouvez l’exposition culinaire Terrogae Fukushima qui se tiendra du 21 janvier au samedi 1 février à l’espace Takumi Flavours.

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